Wild Wonder

Wild Wonder story

Le Jeu des Éclairs de Pip

Chaque fois que le tonnerre grondait dehors, la petite souris des champs Pip se cachait sous sa couverture. Ce soir, Grand-mère Hazel lui apprend une astuce merveilleuse qui transforme chaque grondement effrayant en une énigme fascinante à résoudre.

Une jeune souris des champs sort la tête de sous une couette dans un terrier douillet tandis qu'un éclair lumineux illumine une fenêtre ronde, pendant qu'une souris plus âgée reste calmement assise à ses côtés.

Un éclair dans la nuit

La pluie tambourinait sur le toit du vieux terrier du chêne, et le ciel s'illuminait d'un éclat blanc à travers la fenêtre ronde. Pip poussa un petit cri et plongea sous sa couette, ses moustaches tremblantes. « Tout va bien, petit bourgeon, » dit Grand-mère Hazel en s'installant à côté d'elle. « Cet éclair te disait juste bonjour depuis très loin. »

Une astuce secrète

Les yeux de Grand-mère Hazel pétillèrent. « Sais-tu que l'éclair et le tonnerre sont en réalité de grands amis qui voyagent à des vitesses différentes ? La lumière traverse le ciel presque instantanément, mais le son prend son temps, grondant loin derrière. » Elle leva une patte. « Alors quand tu vois l'éclair, commence à compter lentement, une-noisette, deux-noisettes, trois-noisettes, jusqu'à ce que tu entendes le grondement. »

Compter les secondes

Le ciel s'illumina de nouveau, et Pip compta aussi vite que ses moustaches pouvaient frémir. « Une-noisette, deux-noisettes, trois-noisettes, quatre-noisettes, cinq-noisettes. » Boum ! gronda le tonnerre. « Cinq secondes ! » dit Grand-mère Hazel en divisant par trois dans sa tête. « Cet orage n'est qu'à un peu moins de deux kilomètres, juste après la prairie. »

L'orage s'éloigne-t-il ?

Ils attendirent le prochain éclair. « Une-noisette, deux-noisettes... sept-noisettes ! » compta Pip, et cette fois le tonnerre arriva bien plus tard. « Sept secondes maintenant, » sourit Grand-mère Hazel. « Cela veut dire que l'orage s'éloigne, il ne se rapproche pas. Tu as résolu l'énigme, Pip, tu écoutes le ciel comme une vraie compteuse d'orages. »

Plus si effrayant

Au matin, la pluie s'était calmée en une douce bruine, et le soleil pointait entre les nuages qui se dispersaient. Pip courut dehors raconter à son ami Otto le campagnol tout sur le jeu de compter les noisettes entre l'éclair et le grondement. « Au prochain orage, » dit-elle fièrement, « toi et moi, on comptera ensemble. » Le tonnerre ne faisait plus peur, il ressemblait maintenant au merveilleux chronomètre du ciel.