Wild Wonder

Wild Wonder story

Le Nuage Venu en Visite

Par un matin tranquille, Fenn la petite renarde se réveille et découvre que toute la prairie a disparu dans une douce brume blanche — jusqu'à ce qu'un vieil ami plein de sagesse lui révèle le secret caché dans chaque goutte.

Un jeune renardeau se tient à l'entrée de son terrier dans une prairie entièrement recouverte d'un épais brouillard blanc, incapable de voir au-delà de quelques mètres, avec seulement un poteau de clôture visible à proximité.

La prairie devient brume

Par un matin frais, la renarde Fenn sortit doucement de son terrier et s'arrêta net. La prairie qu'elle connaissait par cœur — la clôture toute tordue, la rangée de bouleaux, le petit étang — avait disparu dans un doux silence blanc. Tout autour d'elle n'était que blancheur paisible, dérivant lentement comme un souffle. « Où est passé le monde entier ? » chuchota-t-elle.

Un vieil ami explique

Un petit rire s'éleva d'une pierre couverte de mousse tout près. Le vieux Moss la tortue cligna des yeux à travers la brume. « Le monde est toujours là, petite Fenn, dit-il. Ceci n'est qu'un nuage devenu trop lourd d'eau pour rester dans le ciel, alors il est descendu se reposer un moment avec nous. »

De minuscules gouttes

Fenn s'approcha d'une toile d'araignée tendue entre deux brins d'herbe et poussa un cri d'émerveillement. Des centaines de gouttelettes, pas plus grosses que des perles, s'accrochaient à chaque fil, chacune captant un peu de lumière du matin. « Le nuage est fait de ça ? » demanda-t-elle en touchant doucement une goutte. « Des millions et des millions de minuscules gouttes, dit Moss, qui se tiennent la main dans l'air frais du matin. C'est pour ça que tu peux marcher à travers sans qu'il ne s'en formalise jamais. »

Le soleil dissipe la brume

Quand le soleil monta plus haut, sa chaleur se glissa sur la prairie comme une main douce. Fenn regarda, émerveillée, la brume près de ses pattes s'amincir la première, s'effaçant comme un murmure avant de se lever complètement au-dessus de l'herbe. Peu à peu, les bouleaux réapparurent, puis l'étang, puis la vieille clôture tordue, chacun sortant du blanc comme au réveil d'une sieste.

Le nuage rentre chez lui

Quand le soleil fut bien installé au-dessus des collines, le dernier voile de brume s'éleva paresseusement dans le bleu et disparut, redevenant un nuage ordinaire dérivant tout là-haut. Fenn leva la tête pour le regarder partir. « Reviens nous voir », appela-t-elle doucement. Le vieux Moss sourit. « Une nuit fraîche et claire, il reviendra. »